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La fameuse histoire de Blondin

La fameuse histoire de Blondin

Berney Jean-Paul

Éditeur : Véritas

ISBN :

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DescriptionTable des matières
6 pages

8,8 x 14 cm

5,95 $ / 100

 

...une illustration de la foi

 

Nous sommes en 1860, au bord des imposantes chutes de la rivière Niagara. Des foules immenses sont réunies pour voir un spectacle unique dans les annales de l'histoire. Charles Blondin, le plus grand équilibriste du monde, s'apprête à traverser sur une corde tendue d'une rive à l'autre.

 

La foule est excitée; Blondin est calme et s'approche de la corde sans hésitation. Il commence par balancer une perche de 20 kilos qui lui aide à maintenir l'équilibre. La foule est silencieuse et sur le qui-vive dès l'instant où Blondin fait le premier pas sur la corde, jusqu'à ce qu'il pose triomphalement le pied sur terre ferme, l'autre bord de la cataracte. Alors, on entend de grands applaudissements, plus forts que le bruit des chutes. mais l'équilibriste va faire une acrobatie encore plus extraordinaire. S'adressant à son gérant d'affaires - Henry Colcord - il lui pose cette question : «Croyez-vous, Henry, que je peux vous transporter de l'autre côté ?»

 

«Je le crois. En fait, je n'en doute pas du tout !», répond Colcord. «Voulez-vous vous fier à moi ?» «Oui, je le veux !»

 

Blondin s'avance de nouveau sur la grande corde qui se tend sous le poids des deux hommes. «Henry, dit Blondin, vous n'êtes plus Colcord, vous êtes une partie de moi-même. N'essayez-pas d'équilibrer, sinon une mort certaine nous attend.»

 

Les gens retiennent leur souffre jusqu'à ce qu'enfin les hommes arrivent, sains et saufs, sur l'autre rive. De nouveau, les applaudissements retentissent de partout. Tout le monde est dans une admiration frénétique et attend avec impatience ce que sera le prochain tour de l'acrobate.

 

Se tournant vers la foule, Blondin fait une proposition saisissante. Il offre de repasser la corde en transportant un des spectateurs sur son dos. Les gens l'ont vu marcher sur la corde et savent qu'il est capable de réaliser ce qu'il propose. Mais, qui voudra accepter son offre ?

 

«Qui est-ce qui a confiance en moi ?» crie Blondin. «Croyez-vous que je peux vous transporter de l'autre côté ?» demande l'équilibriste à un individu qui semble intéressé. «Certainement, je le crois !» répond l'homme sans hésiter une seconde. «Alors venez !» «Pensez-vous que je vais risquer ma vie comme ça ?» réplique l'homme en faisant un signe négatif de la tête.

 

Tous ceux qui assistent à ce spectacle croient que Blondin est sérieux; du reste, il leur en a déjà donné la preuve. Malgré cela, personne n'ose accepter son offre. Les gens croient, mais en réalité, ils n'osent pas se confier entièrement.

 

Le récit qu'on vient de lire fournit une bonne illustration du salut qui est en Jésus-Christ. Formant un pont au-dessus de l'abîme qui nous sépare de Dieu, à cause de nos péchés, se trouve la grande corde du salut. Jésus-Christ seul est capable de la traverser et de nous conduire au Père.

 

Vous savez sans doute qu'il y a un Sauveur qui est mort pour les péchés du monde et que vous êtes inclus dans ce monde qu'il est venu sauver. Cependant, vous n'êtes pas sauvé. Cette croyance intellectuelle ne vous conduit nulle part. Elle vous laisse tel que vous êtes venu dans ce monde, un pécheur perdu. La Bible dit que les démons aussi croient qu'il y a un seul Dieu et ils tremblent (Jacques 2.19). L'enfer sera rempli de gens qui croient en Dieu et qui ne seront pourtant pas sauvés.

 

Quand la Bible dit de croire, elle veut dire plus que simplement admettre. «Croire dans son coeur» - comme dit l'Écriture - implique une entière confiance. Croire demande de l'action. C'est un abandon total, un acte de foi. Comme dans l'histoire des chutes Niagara, les foules qui avaient vue Blondin traverser croyaient qu'il était capable de répéter son tour de force. Mais, c'était autre chose lorsqu'il invitait quelqu'un à se confier à lui pour traverser sur la corde. Il fallait être prêt à abandonner sa vie entre les mains de l'acrobate.

 

Lorsque Jésus était sur la terre, il est écrit que «plusieurs crurent en son nom voyant les miracles qu'il faisait. Mais Jésus ne se fiait point à eux, parce qu'il les connaissait tous, et parce qu'il n'avait pas besoin qu'on lui rendit témoignage d'aucun homme; car il savait lui-même ce qui était dans l'homme» (Jean 2.23-25). Et pourtant, à plusieurs reprises, Jésus dit à ceux qui venaient à lui : «Ta foi t'a sauvé !» Il est donc évident qu'il faut distinguer entre la croyance intellectuelle et la foi du coeur.

 

La foi est plus qu'un consentement ou une adhésion intellectuelle à des faits ou des vérités. La foi est une entière confiance dans la parole d'un autre. La foi, c'est compter sur quelqu'un pour accomplir ce qu'il a promis. La foi se fie à la véracité d'une déclaration, ou d'une promesse, et agit en conséquence. la foi tient pour vraies des réalités encore invisibles.

 

La foi est simple. Comme Colcord n'avait qu'à croire la parole de Blondin et se laisser transporter sur l'autre rive du Niagara, le croyant se fie entièrement à la Parole de Dieu, sans spéculation ni réserve. La foi ce n'est pas croire en Dieu, mais croire Dieu. C'est plus que reconnaître qu'il existe, c'est croire ce qu'il dit. C'est croire ce qu'il dit de moi et ce qu'il dit de son Fils. C'est croire que je ne peux m'approcher de Dieu par mes propres efforts mais que Jésus-Christ est le seul qui puisse me conduire à Lui.

 

La foi est plus qu'une bonne pensée. La foi c'est s'emparer des promesses de Dieu. C'est se reposer sur le témoignage des Écritures parce qu'elles sont la Parole de Dieu qui ne change pas. La foi qui sauve est celle qui amène dans l'âme la vie et la puissance de Dieu.

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